La terre écrit.
La terre s’écrit.
La terre nous écrit.
De ses profondeurs jusqu’à son ultime peau changeante, elle décline et combine lignes, matières, textures, volumes...
A lire :
elle est planète bleue
elle est sédiments, glaciers, massifs
elle est sentier, talus, caillou
ou encore pépite, émeraude ou diamant...

Et dans le champ des possibles points de vue, le point de vue de l’intime : l’oeil nu d’Hala Hilmi Hodeib, la vision d’Hala pour une lecture toute en
paradoxes.

Les fragments qu’elle magnifie et par là même ceux auxquels elle renonce, la révèlent et l’enfouissent ; Hala choisit, cadre, resserre, enclôt, enchâsse le motif et ouvre sans effraction nos espaces intérieurs ; privé de repères,
ravi sur la crête du déséquilibre, notre registre sensible redéfinit le visible
sur le versant de l’imaginaire.

Mais pour Hala Hilmi Hodeib le joyau des écrits de la terre reste à découvrir.
Hala, photographe sur la croûte du monde, je vous imagine dans ce désir :
« être ce prisme à réflexion totale pour toutes les lumières, surtout celles qui vous sont encore inconnues ».


Isabelle Chatellenaz-Giano